Bouquiner - Annie François

Publié le par Iani

Bouquiner
Autobiobibliographie
d'Annie François
Points - 199 pages


Résumé :

Dis-moi comment tu lis, je te dirai qui tu es. Tel est le petit jeu, apparemment anodin, auquel se livre Annie François. Car le plaisir de lire est un plaisir sensuel autant qu'intellectuel. Des simples habitudes de lecture aux tics dans lesquels chacun se reconnaîtra, le bonheur de "bouquiner" est magnifiquement mis en lumière par une bibliovore passionnée, espiègle et tendre.


Mon avis :

Ce livre nous présente les habitudes de lectures, les manies, les tics d'Annie. D'ailleurs, son mari s'appelle François, j'ai trouvé ça plutôt bizarre... Bref, ce n'est qu'un détail ^^C'est vite lu, c'est facile à lire, c'est rafraichissant, on se reconnaît parfois, d'autre fois, ses habitudes nous horripilent. Annie aime casser le dos du livre, je déteste ça. Pour lui faire plaisir (hum ^^), je l'ai fait avec son livre. A chaque page, je l'ouvrais grand afin de bien plier le dos... Et je confirme, je n'aime pas ça !

 

Bref, je m'égare à nouveau. Ce que j'ai apprécié dans ce livre, c'est quand j'ai pu me comparer à l'auteur, voir si je faisais la même chose ou pas. Il s'est avéré que je suis assez différente d'elle, du coup, je me suis un peu ennuyée. J'ai justement beaucoup aimé ce passage car il m'a rappelé une situation qui m'avait bien fait rire:
Ainsi, je ne supporte pas qu'on regarde le titre de mon livre [...] Obsédé par ce regard inquisiteur ou curieux - rarement bienveillant - qu'on fait semblant d'ignorer, on fait aussi semblant de lire, on perd le fil, on rouscaille in petto.  Pourtant, ou a échappé au pire, au redoutable "Et qu'est-ce que vous lisez" qui prélude à la drague. Il n'y a que deux cas de figure : le séducteur a soit la trogne du demi-crétin qui n'a jamais lu qu'un plan de métro, soit l'air infatué du khâgneux regardant un élève de terminale.

J'ai personnellement eu droit à pire : une vrai tête de crétin qui ne me demandait non pas ce que je lisais mais : "C'est un bouquin que tu lis ??" Non mais j'étais censée répondre quoi ? Non, c'est un DVD ?

J'ai eu la malchance de le recroiser dans le train dans les semaines qui suivaient. La dernière (je ne l'ai plus revu depuis), il a eu la bonne idée non pas de me demander mon numéro, mais de me proposer le sien. Du coup, pas eu besoin de refuser, je l'ai pris et l'ai effacé dès qu'il est sorti du train ^^ (houuuuu la vilaine !)

 

Je m'égare à nouveau... Tout ça pour dire que c'est dans ce genre de situation que j'appréciais vraiment le livre, à savoir quand ça m'est également arrivé ou quand je me reconnaissais.

Mais l'auteur a des habitudes bien différentes des miennes, du coup, je n'ai que moyennement apprécié, bien que j'ai trouvé intéressant de découvrir ses manies.  Certains passages m'ont quand même fait sourire.
Je n'ai par contre rien trouvé de particulièrement spécial au style, mis à part qu'elle utilise des mots parfois incompréhensibles (par exemple "l'air infatué du khâgneux regardant un élève de terminale."  que j'ai cité un peu plus haut. Annie cite également beaucoup de titres de livres, n'en ayant lu pratiquement aucun, ça n'aidait pas à la compréhension.

 

Bref, j'ai passé un agréable moment, mais sans plus.



Ma note : 6 / 10




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Publié dans Essai - Biographie

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constance93 29/12/2009 21:55


pour une fois que je peux apprendre quelque chose à quelqu'un ! en cours, c'est le prof qui nous apprend des choses, à la maison, ma chère soeur khâgneuse me devance à chaque fois que je veux dire
quelque chose d'intéressant^^


Iani 30/12/2009 10:52





constance93 28/12/2009 21:41


le mot ne veut rien dire : ce sont des étudiants matheux qui l'ont inventé pour se moquer de leurs homologues littéraires qui utilisaient des mots super compliqués qui, pour eux, ne voulaient rien
dire (même si en réalité tout les mots ont un sens qui s'explique grâce à l'étymologie grecque ou latine). Les littéraires ont su tourné ça à l'excelllence : dire que l'on est en khâgne voire en
hypokhâgne (le niveau au-dessus, la 2e année de prépa), ça fait grande classe. L'auteur a du passer par là pour parler avec autant de facilité de "khâgneux"


Iani 29/12/2009 21:24


Merci beaucoup pour ces précisions ! Je me coucherai un peu moins bête ce soir


constance93 28/12/2009 19:25


ahah, j'ai l'explication pour "l'air infatué du khâgneux regardant un élève de terminale." : un khâgneux, c'est un élève de prépa littéraire, ils sont souvent prétentieux avec les pauvres
lycéens. C'est très drôle parce que ma soeur (qui est une khâgneuse) me regarde exactement avec l'air infatué que l'auteur évoque quand je parle de littérature, moi petite lycéenne). Donc, en gros,
elle dit que le mec qui t'aborde avec "qu'est-ce que tu lis ?", s'il n'est pas un idiot fini question littérature, il est d'une arrogance pas possible.
Vu que j'ai réussi à comprendre l'humour de l'expression, j'ai bien envie de lire le livre en entier. Encore u livre à ma LAL...


Iani 28/12/2009 21:18


Bah dis donc jamais j'aurais pu deviner ça ! J'avais jamais entendu ce mot là avant...
Merci beaucoup pour cette précision  


Olya 29/08/2009 12:08

Le concept de l'histoire est sympa, j'ai plein de tic quand je lis moi ._. Et comme toi, je déteste ouvrir en grand mes pages, ça casse la tranche, malheur ! Et c'est vrai que quand je suis dans le train, et que les gens essaient de lire le titre de mon livre, j'arrête de lire, ça me perturbe ! Ca m'est jamais arrivé par contre qu'on me demande si je lis un livre , une fois un mec m'a juste demandé que je lui lise son horoscope dans le magasine que je lisais ...

Iani 29/08/2009 16:20


Un mec qui s'intéresse à son horoscope... C'est rare ça quand même ! ^^


Kitty 28/08/2009 17:07

Voilà, c'est fatal ! Quand on prend la totalité de ceux qui l'ont lu, on obtient du 50/50, la moitié aime, l'autre pas ! Tant pis, on passe à un autre ! ^^

Iani 28/08/2009 22:01


Je n'ai pas vraiment pas aimé, puisque j'ai quand même passé un agréable moment
Mais j'ai quand même effectivement été un peu déçue